Hiérarchie des déchets : pourquoi le réemploi est clé
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Publié le 22 janvier 2026
Nos ressources ne sont pas inépuisables. Selon l’ADEME, 34 matières indispensables à la fabrication d’objets du quotidien, que ce soit dans le numérique, la santé ou la transition écologique ou (électronique, appareils médicaux, batteries…), présentent aujourd’hui un risque élevé de pénurie.
Dans le même temps, en 2023, notre service public a collecté 37,8 millions de tonnes de déchets, soit 559 kg par habitant.
La bonne nouvelle : ce chiffre est en baisse par rapport à 2021, tous flux confondus (ordures ménagères, collectes séparées et collectes en déchèteries). Les quantités détournées du stockage ont été reportées sur les traitements permettant la valorisation de la matière : recyclage en premier lieu (34%) et valorisation organique en second (16%). Il n’en reste pas moins que la part orientée vers des filières de recyclage n’est pas équivalente au taux de recyclage effectif : seuls 49% des déchets ménagers et assimilés sont recyclés ou compostés, le reste étant encore incinéré ou enfoui. Dans nos poubelles se trouvent certainement encore trop souvent des ressources précieuses pour notre économie, notre environnement et notre avenir.
C’est là qu’intervient le concept de hiérarchie des déchets, à la base des politiques et législations de l’Union européenne relatives aux déchets. Véritable outil d’aide à la décision quant à la gestion de cette ressource trop peu considérée, elle établit un ordre de priorité applicable à la législation et aux politiques en matière de prévention et de gestion des déchets. Son objectif :
- Réduire les impacts négatifs de la production et de la gestion des déchets ;
- Rendre plus efficace l’utilisation des ressources.
Cette hiérarchie est souvent présentée sous la forme d’une pyramide inversée, où les meilleures options sont situées en haut et où celles en bas correspondent aux solutions de gestion des déchets à n’utiliser qu’en dernier recours. Réduire, Réemployer, Recycler, et jeter en dernière instance : voilà la base de notre rapport aux déchets, à l’échelle européenne comme à celle de nos communes.
Chez Nouvelle Fabrique, avec nos ateliers et chantiers d’insertion, nous avons choisi de placer notre activité du côté du réemploi : nous contrôlons, nettoyons ou réparons des produits ou composants de manière à en renouveler l’usage. A travers cette opération, nous évitons le rachat de produits neufs élaborés à partir de matières critiques ou difficilement recyclables et nous créons des emplois locaux et non délocalisables.
Nous le faisons pour l’environnement, pour une meilleure gestion des ressources, mais aussi pour développer une consommation à la fois plus écologique et plus accessible. Moins chère que le neuf, la seconde main est une solution de consommation pour de nombreux ménages. Selon la Fondation Jean Jaurès, les friperies, dépôts‑vente et ressourceries sont fortement fréquentés par une clientèle locale modeste, dont le pouvoir d’achat est sous contrainte. La hiérarchie des déchets permet alors de concilier écologie, sobriété et justice sociale raison supplémentaire d’en faire un credo national.
